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 Comme un courant d'air sur le toit de l'école

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Chii Motosuwa

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MessageSujet: Comme un courant d'air sur le toit de l'école   Jeu 3 Mar - 18:52

Ah ben pour un premier cours de musique ça promet! Enfin la prof a l'air d'aimer sa matière, c'est bon signe. Et elle ne fait pas étudier que du classique. Car le morceau que l'on a à étudier est un de mes préférés.

Comme tous les vendredis, je vais sur le toit écouter un peu de musique, tout en guettant les gens qui passent en dessous. Je sais qu'une fille de Ai Yuukou vient ici parfois en soirée. D'ailleurs un soir elle y était avec le nouveau professeur de maths. Pas que pour du soutien apparemment... Enfin s'ils sont heureux tant mieux. Les commérages ce n'est pas mon truc. De toute façon je n'ai personne à qui raconter quoi que ce soit. Et pourtant j'en connais des choses sur la vie des gens. Ce n'est pas voulu. Mais ils ne me voient pas. Alors j'entends des choses malgré moi...

Je monte les escaliers en courant. J'aime bien sentir mon coeur s'accélérer avec l'effort. Et je ne dois pas perdre mon endurance. Je m'installe dans un coin et met en route mon Ipod. Je remarque la nouvelle professeure, Mio quelque chose si je ne me trompe pas. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne passe pas inaperçue. J'imagine déjà la tête des garçons, profs ou élèves. On va pouvoir passer la serpillère je vous dit. Sinon ça va déraper dans les couloirs tellement il y aura de la bave. Quand à l'infirmerie, elle va être bondée avec un nombre incalculables de saignements de nez. Peut-être même qu'il y aura un article dans le journal sur ce phénomène étrange de saignements de nez dans un lycée.

Je décide de m'assoir et j'entame un bouquin. L'histoire est intéressante. C'est sur une samouraï (chose rare), qui a eu un apprentissage strict par son père. Celui-ci la faisant passer pour un homme auprès de son village. J'en suis arrivée à un passage où elle tombe amoureuse de son apprenti. C'est le seul passage qui me déçoit dans le livre. Il n'y a pas toujours besoin de caser de l'amour partout! C'est fou comme les gens ont ce besoin. C'est aussi important que l'oxygène à leurs yeux. Pour moi c'est un poison. Ca t'empêche de voir clair, ta vue est brouillée par l'amour, tu deviens négligeant et c'est là que les problèmes peuvent arriver... Je m'interdis de tomber amoureuse.

Je suis plongée dans mon bouquin, la musique toujours dans mes oreilles. Il y a du soleil aujourd'hui, il est doux, c'est agréable. Ma lecture m'absorbe tellement que je n'entends pas la personne qui s'approche. C'est son ombre qui m'interpelle. Je lève la tête, vive. J'ai eu peur un instant que ce soit un... Mais non. C'est Ichiro. Je ne le comprends pas. Ce matin il feint l'indifférence, et là il est devant moi. S'il voulait m'éviter il aurait descendu les escaliers non? Je ne l'aurai même pas remarqué.

Je le fixe, j'attends qu'il me disent ce qu'il veut. Car s'il est là, c'est forcément pour quelque chose...
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Ichiro Mori

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MessageSujet: Re: Comme un courant d'air sur le toit de l'école   Jeu 3 Mar - 19:28

Je suis assis sur les rebords du toit. Non je ne vais pas mettre fin à mes jours. Je n’en ai pas envie et puis de toute façon il y a un grillage.
Le soleil est doux aujourd’hui, comparé aux autres jours….Mon casque autour de mon cou, j’écoute la musique qu’on a entendu en classe. Je l’écoute toujours quand je m’isole..

C’est sur ça fou le cafard mais je n’ai jamais demandé à être heureux.
Je lève mon regard vers le cabanon qui nous permet d’accéder au toit. Quelqu’un est monté. Encore elle ? Décidemment nous sommes fait pour nous croiser…Elle s’assoit de son côté, et écoute aussi de la musique.
Tient en parlant de musique j’espère qu’elle ne croit pas que je vais travailler avec elle. Il faudrait peut-être que je lui en touche deux mots.
Je m’avance vers elle, comme les autres elle ne m’a sûrement pas remarqué. Elle me fixe de son air glacial…J’en fais de même.

« J’espère que tu ne crois pas que je vais étudier la musique avec toi… »

Même pas le temps de rajouter quelques mots que la cloche sonne, mettant fin à la pause de midi. Je ne compte pas aller en cours, de toute façon je me fais toujours virer alors si je sèche on ne le remarquera même pas. D’ailleurs il me semble que c’est la deuxième heure de musique après la pause, encore une bonne raison pour que je n’y aille pas.
Je m’installe donc sur les rebords du toit, loin de la demoiselle, je ne veux pas la déranger pas ma présence. Je mets la musique au maximum pour m’isoler un peu plus, puis je mets ma capuche, juste quelques mèches dépassent…

Je soupire, la solitude a quelque chose de monotone…Dès fois je me demande comment serai ma vie, si mes parents étaient toujours là.
Car grandir dans un orphelinat, ça n’a rien de drôle, surtout quand vous oyez les enfants se faire adopter les uns après les autres…C’est démoralisant, je me suis souvent demandé pourquoi on ne prenais pas dans une famille….Je suis comme les autres après tout…Bon à part les cheveux, je ne suis pas si différent ! Mon enfance était un cauchemar sans fin…Et aujourd’hui encore je vis un cauchemar…J’aimerais me réveiller et en sortir. Mais c’est impossible…J’ai cette désagréable sensation…Vous savez ? Quand on vous observe. Je relève la tête, la fille de tout à l’heure n’est toujours pas partie. Qu’est-ce qu’elle attend ?
Pourquoi ne va-t-elle pas en cours ? Je fronce les sourcils mais je ne dis rien.
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Chii Motosuwa

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MessageSujet: Re: Comme un courant d'air sur le toit de l'école   Jeu 3 Mar - 20:58

« J’espère que tu ne crois pas que je vais étudier la musique avec toi… »

Ouah. Ben ça c'est direct. Quels remerciements après ce que je lui ai fait! S'il croît que je vais le laisser s'en tirer comme ça.
La cloche sonne. A quoi bon retourner au cours de musique s'il ne veut pas participer. C'est un travail en binôme non? Il s'éloigne de moi et s'assoit sur le rebord du toit. Alors qu'il remet son casque, je ne le lâche pas. Si mon regard le gêne tant mieux. Lui il n'a aucun scrupule à faire couler le projet commun sur un simple coup de tête. Il joue au dur avec les profs mais je ne tiens pas à pâtir de son foutu caractère. Je tiens à rattraper mes résultats scolaires moi. Car avant à cause de... Enfin, je n'avais pas beaucoup de temps pour travailler les devoirs de l'école et mes notes en ont été victimes. Mon bulletin de cette année est bien meilleur. J'ai beaucoup plus de temps. Alors ce n'est pas un gamin qui va me faire échouer, même s'il a un an de plus que moi. En plus, il ne réalise pas que c'est son propre avenir qui est en jeu.



J'entends sa musique d'ici, c'est celle que l'on doit étudier. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il s'entête...

Ah enfin! Il a remarqué que je le regarde. Il fronce les sourcils. Toujours renfrogné à ce que je vois.
Mon livre est bientôt fini... Je le finis car je n'aime pas laisser un truc en suspens et j'irai le voir ensuite.

Où en étais-je? Ah oui, amoureuse de son apprenti... Voyons voir la suite.

Sumi aimait Tomoshi. Elle aimait son courage, sa jeunesse et son inconscience. C'est celle-ci qui l'empêchait d'avoir peur. Il pensait être plus fort que n'importe quel ennemi. Mais il était également le seul à qui elle avait avoué être une femme. Il savait que jamais, oh grand jamais, il ne la vaincrait. Si elle devait mourir, elle le déciderai. Et quoi qu'il arrive, jamais il ne tenterait de mettre fin à la vie de son maître. Bien qu'il ne sût rien de son amour, il la respectait et donnerait sa vie pour la sauver. Elle avait encore tant à lui apprendre.

Malheureusement, c'est ce qui arrivât un jour d'automne, une année après que Sumi tombait amoureuse de lui. La guerre était alors déclarée entre les deux contrées ennemies. Alors que Sumi affrontait le chef des Wakas, le sabre collant à sa main fine et agile. Elle se battait comme un homme, personne ne se doutait de son secret. Cependant, plusieurs combattants ennemis, voyant leur chef en difficultées, arrivèrent pour l'aider. Elles se retrouva encerclée et sa battit, vaillante comme toujours. Tomoshi n'hésita pas un seul instant. Il abandonna son ennemi et courût aider son maître. Il décapita deux ennemis sur les cinq qui entouraient Sumi. Mais alors que Sumi en tuait deux autres, elle ne réussit pas à esquiver le coup de sabre dans la hanche, que lui donnât le chef Waka. Elle tomba au sol. Dans la rage qui l'envahit, Tomoshi essaya de venger son maître. Mais il n'était pas à la hauteur. Le chef l'amputât des deux bras. Sumi hurla à la vue de l'homme qu'elle aimait, tombant à genoux. Elle se releva, et tua le chef Waka, sa colère lui donnant une force incontrôlable. Elle criait toute sa rage et sa douleur et défoula sa haine sur le corps sans vie du chef.

C'est les larmes aux yeux qu'elle s'approcha à quatre pattes de Tomoshi. Sa respiration devenait faible. Les larmes de Sumi tombaient sur le visage de Tomoshi. Il lui sourit, même aux frontières de la mort. Alors... Son coeur devenant trop lourd à porter, Sumi déclara son amour à Tomoshi. Elle lui dît combien chaque jour c'est lui qui lui donnaît la force de se battre. Tomoshi rendît son dernier souffle après avoir entendu ses paroles. Alors, le coeur de Sumi lui sembla éclater, la douleur était trop insupportable. Elle hurla le nom de Tomoshi, puis pris son propre sabre dans ses mains. Après avoir volé un baiser sur les lèvres encore tièdes de Tomoshi, elle mit fin à ses jours. Son corps tombât juste à côté de celui de Tomoshi. Ils étaient désormais réunis, dans la mort...".


Ah ben bien... Super joyeux encore! La prochaine je me renseignerai mieux avant d'emprunter un livre. Ceci dit, quand je dis que l'amour apporte que des ennuis je n'ai pas tort. En voici encore une preuve. Si elle n'était pas tombée amoureuse elle ne serait pas morte. Elle auraît pu sauver encore longtemps son village.

Bon, je vais aller voir Ichiro maintenant. Je m'approche de lui, il a la tête dans les bras. A mon approche, il relève la tête.

"Ecoute, que tu veuilles mettre ta scolarité en l'air c'est ton problème. Mais là c'est un travail que l'on doit faire à deux. Donc maintenant, faut prendre tes responsabilités en main. Ce travail, que tu le veuilles ou non, on le fera, ensemble. Je ne suis pas plus ravie que toi crois-moi. Je préfère travailler seule." lui dis-je, d'un voix posée.

Il me regarde, toujours de la même façon. J'espère qu'il a bien entendu ce que je viens de lui dire car je ne le répèterai pas deux fois.

Tant qu'on y est, autant s'y mettre maintenant.

"Allez, motivons-nous. On a qu'à le faire maintenant on sera débarassé..."
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Ichiro Mori

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MessageSujet: Re: Comme un courant d'air sur le toit de l'école   Jeu 3 Mar - 21:26

J’ai posé ma tête dans mes bras, en attendant que l’heure passe. Ca va être long mais je préfère attendre ici plutôt que de retourner en cours.
Je sens une présence en face de moi, je relève la tête…Forcément c’est toujours la même, qu’est-ce qu’elle me veut ? C’est pas censé être chacun pour soit ?

« Ecoute, que tu veuilles mettre ta scolarité en l’air c’est ton problème. Mais là c’est un travail que l’on doit faire à deux. Donc maintenant, faut prendre tes responsabilités en main. Ce travail, que tu le veuille ou non on le fera, ensemble. Je ne suis pas plus ravie que toi crois moi. Je préfère travailler seul. »

Je garde toujours mon regard froid, que crois t-elle me faire ? La morale ? On me l’a jamais faite c’est pas maintenant que ça va commencer.

« Aller, motivons nous. On a qu’a le faire maintenant on en sera débarrassé… »

Elle plaisante j’espère. Elle compte vraiment le faire ici et maintenant ? Avec moi en plus ? Je n’en ai pas envie je lui est pourtant dis tout à l’heure que je ne comptais pas bosser avec elle. Sur une autre musique, pourquoi pas j’aurais peut-être fais un effort…Mais pas sur celle là.
Et puis ma scolarité j’en ai rien à ciré, je n’ai pas d’avenir.

« … »

Elle a l’air blasée quand elle me regarde. Quoi ? Si je lui pose tant de problèmes, qu’elle s’en aille et me laisse tranquille. Je repose ma tête dans mes bras. A quoi bon m’obstiner, même si je refuse de travailler avec elle, elle ne me lâchera pas si facilement. Le seul moyen d’avoir la paix c’est faire ce foutu projet.

« Si t’y tiens tant qu’ça…. »

Voilà contente ? On va le faire ton devoir….J’espère qu’après ça on ne se recroisera plus…Je n’ai toujours pas relevé la tête, je laisse mon regard dans le vide…Bon je mets la déprime sur pause, ouais je sais c’est pas vraiment possible, mais on va faire tout comme. Je relève la tête et l’appuie contre le grillage. Bon eh bien commençons la torture…
Je sens une gène dans mon cou, se foutu pansement me démange. Alors pour être tranquille je l’enlève. Voilà qui est mieux.

« .. »
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Chii Motosuwa

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MessageSujet: Re: Comme un courant d'air sur le toit de l'école   Jeu 3 Mar - 21:49

Finalement il a accepté. Faudrait que je pense à me convertir en conseillère d'orientation. Ca pourrait marcher... On m'écoute bien en général.

Alors qu'il pose sa tête contre le grillage je le vois qui retire son pansement. S'il préfère ça... A moins que ce soit encore pour jouer son rebelle?

"Tu veux réécouter le morceau? Moi je le connais déjà"

Il ouvre grands les yeux. J'ai dit un truc qu'il ne fallait pas? Il hoche la tête en signe de négation. Très bien! Ca va être vite fait. Et puis j'ai déjà quelques pistes concernant les réponses qu'attend la prof. Mais avant tout je tiens à l'entendre parler. Je ne vais quand même pas lui mâcher le travail!

"Bon alors, t'as quelques idées?"

Il regarde ses genoux et se met à réfléchir. Puis, il me répond. Il a quelques idées intéressantes aussi. Il me parle des différents tempos. Les ralentis qui créent un effet de suspens. Je n'y avais pas pensé. Moi je lui fais part de la couleur des instruments et des voix. Chacun son domaine. Mais à nous deux on fait une bonne équipe. On a nos propres connaissance, qui bien qu'opposées sont chacunes pertinentes. On reste là une bonne heure et demie. Finalement le temps passe vite. Au fur et à mesure, je sens qu'il se débride. Il tire moins la tête déjà. C'est un bon point. Le travail est moins pénible que prévu finalement.

Après deux heures de travail riches en interventions de chaque côté, notre travail est fin prêt. Rédigé au propre. J'irai le déposer dans le casier de la prof avant de retourner dans ma chambre. Je me lève et ramasse mes affaires. Il en fait de même. Lui aussi a sûrement envie de rentrer. Le sol est un peu dur en même temps. Quand on reste trop longtemps, les petites âmes douillettes peuvent avoir mal au derrière!

Je me retourne pour lui dire au revoir lorsque je me rends compte que le col de son tee-shirt est imbibé de sang. Ca a dû couler pendant qu'on bossait. Mince.

"Tu sais que tu saignes?"

Il met sa main dans son cou et regarde sa main tâchée de sang. Non visiblement il l'ignorait.

"T'as de quoi empêcher que ça saigne? A cet endroit faut faire attention."


Il me fait non de la tête. Moi j'ai ce qu'il faut. C'est une sorte de pansement qui ressoude les coupures. Je ne lui avais pas mis ce matin car je pensais que ça suffirait. Apparemment non. En même temps, lorsqu'il a enlevé son pansement ça n'a pas dû aider.

"Allez viens, je vais arranger ça..."

Nous voilà partis en direction de ma chambre, pour la deuxième fois en quelques heures. Il me suit, sans dire un mot.
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